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Qu'est-ce que
la malnutrition ?
Ce terme se
rapporte à plusieurs maladies, chacune ayant une
cause précise liée à un ou plusieurs nutriments (par
exemple les protéines, l'iode ou le calcium) et
caractérisée par un déséquilibre cellulaire entre
l'approvisionnement en nutriments et en énergie
d'une part, et les besoins de l'organisme pour
assurer la croissance, le maintien en état et
diverses fonctions d'autre part. |
La
malnutrition tue, mutile et handicape
La
malnutrition persiste sous de nombreuses formes dans
pratiquement tous les pays du monde malgré
l'amélioration générale de l'approvisionnement
alimentaire et des conditions sanitaires et la mise
à disposition croissante de services éducatifs et
sociaux.
On
estime à 174 millions le nombre d'enfants de moins
de cinq ans malnutris dans le monde en
développement, comme le montre l'insuffisance
pondérale par rapport à l'âge, et à 230 millions le
nombre de ceux qui souffrent d'un retard de
croissance.
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HYDROCÉPHALIE
accumulation liquidienne intracrânienne. On groupait
autrefois sous ce terme tous les épanchements
liquidiens, anormaux par leur abondance ou par leur
siège, et se trouvant à l'intérieur du crâne. On
parle ainsi d'hydrocéphalie externe (épanchement
sous dural ou extradural), d'hydrocéphalie passive
(excès de liquide céphalo-rachidien lors des
atrophies cérébrales) ou d'hydrocéphalie active en
cas d'augmentation anormale du périmètre crânien.
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Signes cliniques
HYDROCEPHALIE
CONGENITALE
Elle peut apparaître pendant la période foetale,
provoquant une augmentation de poids et de volume
intempestifs de la mère, un hydramnios et une
dystocie lors de l'accouchement. Souvent
l'hydrocéphalie ne devient évidente que lors des
premières semaines de la vie. Le crâne est
disproportionné, élargi, avec des bosses frontales
et pariétales très saillantes contrastant avec un
visage menu. La racine du nez est large, les yeux
écartés avec un regard "en coucher de soleil". La
peau du crâne est mince, pâle, sillonnée de veines
bleues, et les fontanelles largement béantes. En
l'absence de possibilités thérapeutiques,
l'évolution se fait vers une augmentation
progressive du périmètre crânien, avec exagération
des déformations crânio-oculaires, absence de
développement psycho- moteur et mort survenant en
général par infection intercurrente. Dans certains
cas particuliers, l'hydrocéphalie, dont l'évolution
se fait souvent par à-coups, cesse de croître, ne
laissant qu'une disgrâce physique, comme chez
Mirabeau. Ces hydrocéphalies congénitales sont le
plus souvent causées par une malformation
cérébro-méningée, comme l'imperforation des orifices
cérébraux. Cette dernière peut être associée ou non
à un spina-bifida. Elle provient parfois aussi d'une
infection comme la toxoplasmose ou d'une hémorragie
méningée anténatale. Certaines hydrocéphalies sont
sans cause connue.
HYDROCÉPHALIE
ACQUISE
Elle ne diffère de la précédente que par son âge de
survenue. Chez le nourrisson, aux os du crâne encore
malléables, elle est absolument identique à
l'hydrocéphalie congénitale, des manifestations
propres à la maladie causale, et survenant à
distance de la période néo-natale. Chez l'enfant,
lorsque les fontanelles sont soudées,
l'hydrocéphalie provoque aussi une augmentation de
volume du crâne, mais lente, et qui n'apparaît
qu'aux mensurations répétées du périmètre crânien.
Elle se traduit avant tout par des déformations
radiologiques des os, et par des signes nerveux et
oculaires d'hypertension intracrânienne. Les causes
les plus fréquentes d'hydrocéphalie sont les
affections méningées, les séquelles d'hémorragie
cérébro-méningée du nouveau-né, et surtout les
méningites purulentes. Plus rarement, et notamment
dans les hydrocéphalies
obstructives,
il peut s'agir d'une tumeur intracérébrale.
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Mécanisme
Le liquide céphalo-rachidien est sécrété par des
formations situées dans les ventricules latéraux du
cerveau et le quatrième ventricule (plexus
choroïde). Il forme ainsi le compartiment
liquidien intracérébral qui remplit les deux
ventricules latéraux, le troisième et le quatrième
ventricule communiquant respectivement entre eux par
les trous de Monro et l'aqueduc de Sylvius. Ce
compartiment cérébral s'ouvre à l'extérieur du
cerveau par les fentes de Luschka et le foramen de
Magendie pour fournir le L.C.R. situé autour du
cerveau, du cervelet et de la moelle épinière,
isolant ces différentes structures de leur enveloppe
osseuse. Au niveau de la convexité du cerveau, le
L.C.R. est
peu abondant, formant une couche mince. En temps
normal, c'est là qu'il serait résorbé. Il s'accumule
par contre dans l'étui rachidien et à la base du
crâne pour constituer des lacs ou des citernes.
Actuellement, le terme d'hydrocéphalie est réservé
aux seules dilatations des ventricules cérébraux
dues à une accumulation du L.C.R. sous tension. On
distingue deux grandes variétés d'hydrocéphalies :
-
L'hydrocéphalie communicante, où existe un
L.C.R. sous tension dans tous les espaces et
cavités
médullaires ou cérébrales ; elle est
parfois due à un excès de sécrétion ou à un
défaut de résorption à la surface du cerveau,
mais elle est le plus souvent occasionnée par
une gêne incomplète de la circulation du L.C.R.
au niveau des citernes,
-
L'hydrocéphalie bloquée ou obstructive, ainsi
nommée parce qu'elle est due à une accumulation
isolée du L.C.R. dans le système ventriculaire à
la faveur d'un obstacle au niveau de l'aqueduc
de Sylvius, des trous de Monro, des fentes de
Luschka ou du foramen de Magendie.
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Conséquences obstétricales de l'hydrocéphalie du
foetus
L'évolution de la grossesse n'est pas troublée, et
le diagnostic ne peut qu'être suspecté par l'examen
physique. La radiographie est indispensable pour
confirmer ou découvrir cette anomalie.
Dans le cas de présentation céphalique, la tête ne
peut s'engager, et, en l'absence de traitement,
pourrait entraîner la rupture de l'utérus par
élongation du segment inférieur. Dans le cas de
présentation du siège, l'accouchement du siège se
fait facilement, mais la tête peut rester retenue.
Le traitement s'oriente vers des opérations foetales
mutilatrices par les voies naturelles, la césarienne
étant à rejeter.
Nouveau Larousse Médical,
Larousse, 1986, p. 500-501.
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Traitement
-
Le traitement de l'hydrocéphalie, lorsqu'il
n'est pas rendu inutile par l'importance des
altérations cérébrales, consiste à assurer une
dérivation au
L.C.R. accumulé en excès dans les
ventricules (hydrocéphalie obstructive) ou dans
l'ensemble des espaces qu'il remplit
(hydrocéphalie communicante).
-
A l'intérieur du crâne, on peut pratiquer
l'ouverture de la lame sous optique (sous les
couches optiques ou thalamus), ce qui ouvre
directement la partie antérieure du troisième
ventricule dans les espaces
arachnoïdiens,
cette intervention étant indiquée dans les
hydrocéphalies
bloquées.
-
A l'extérieur du crâne, en cas d'hydrocéphalie
communicante, on peut faire une dérivation du
L.C.R. (par ouverture des méninges) dans le
tissu sous-cutané de la nuque, dans l'espace
rétro périnéal,
dans un uretère ou même (intervention la plus
utilisée actuellement) dériver directement le
L.C.R. dans l'oreillette droite du coeur par un
cathéter en plastique.
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Liens intéressants:http://www.smiletrain.org |
Les fentes labio-palatines
Les fentes labio-palatines
correspondent à un arrêt du développement des futurs
bourgeons de la face durant la vie embryonnaire.
La fente de la lèvre se
produit vers la septième semaine de la gestation ;
elle peut être gauche, droite ou bilatérale.
Ce genre de fente associe souvent une
fente maxillaire, c'est-à-dire une fissure entre
l'incisive latérale et la canine.
La fente du palais est centrale ;
elle se produit vers la dixième semaine de la
grossesse.
Le palais
est formé de 2 parties :
le palais osseux à l'avant, couvert
d'une muqueuse rigide sur laquelle la langue
s'appuie lors de la mastication;
derrière ce palais osseux, se trouve
le palais membraneux ou voile du palais, constitué
de muscles qui se soulèvent lors de la déglutition
et la parole.
Le voile du palais se termine à
l'arrière par la luette.
La malformation peut concerner soit
le voile, soit le palais entier.
La fente labio-palatine associe les
deux formes précédentes.
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